Le Mexique, Pont entre l’Amérique du Nord et l’Amérique Latine

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Jean-Baptiste HERLEM Conseiller en Developpement International - Amérique du Nord - ALENA

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Véritable pont entre l’Amérique du Nord et l’Amérique Latine, le Mexique, 15ème puissance économique mondiale et 2ème de l’Amérique Latine est aujourd’hui en pleine effervescence malgré sa forte dépendante aux États-Unis. C’est l’un des pays émergents qui attirent le plus d’investissements directs étrangers ! Découvrez les raisons de cet « eldorado » dans cet article.

Le Mexique en bref

Géographie

  • Capitale: Mexico, District Fédéral
  • Superficie: 1 964 380 km²
  • Langue officielle: Espagnol
  • Langue(s) des affaires: Espagnol et Anglais
  • Population totale: 127 540 423
  • Age moyen: 26 ans

Politique

  • Régime Politique : République fédérale basée sur une démocratie parlementaire
  • Président : Enrique Peña Nieto (depuis 2012)
  • Prochaines élections présidentielles : juillet 2018
  • Niveau de risque pays  : Risque moyen
  • Note pays : BB

Economie

  • Monnaie locale: Peso mexicain (MXN)
  • Taux de change au 21/02/2018 : 1 MXN = 0,0434 EUR
  • PIB (milliards USD): 1 249,97 (2018)
  • Taux de chômage : 3,7 %
  • Taux d’inflation : 3,8%

Perspectives économiques

Economie

Le Mexique fait partie des 15 plus grandes économies mondiales et est la deuxième d’Amérique Latine. Le pays est néanmoins très dépendant des Etats-Unis, premier partenaire commercial du pays et destination de 80% des exportations mexicaines. En 2016, la croissance a légèrement ralenti, s’élevant à 2,1% PIB contre 2,5% l’année précédente. La demande domestique a été le principal moteur de la croissance mexicaine, soutenue par l’expansion du crédit et la hausse des transferts des travailleurs expatriés. Du fait des incertitudes liées à la politique commerciale protectionniste américaine, la croissance devrait rester relativement faible en 2017.

Commerce international

En matière de commerce international, Le Mexique est un pays dépendant du commerce extérieur. Sa part dans le PIB est de plus de 70% (2015). Le Mexique a signé 12 traités de libre-échange couvrant une quarantaine de pays dans le monde. Le pays est membre de l’ALENA – l’accord de libre-échange unifiant les États-Unis, le Mexique et le Canada – depuis 1994, mais le président américain Donald Trump a annoncé sa volonté de renégocier cet accord. Le pays a signé un accord de libre-échange avec l’Union Européenne en 2000 et un accord commercial avec le Japon est entré en vigueur en avril 2005. Actuellement, le Mexique négocie avec l’Union européenne pour élargir le traité de libre-échange.

Les principales marchandises exportées par le Mexique sont les équipements électriques et électroniques, les véhicules, les carburants minéraux, le pétrole et les machines.

Côté importation, le Mexique importe principalement des équipements électriques et électroniques, des machines, des véhicules et des produits en plastique.

Investissement

Le Mexique est l’un des pays émergents les plus ouverts aux investissements directs étrangers. D’après le Rapport sur les investissements mondiaux 2016 publié par la CNUCED, le Mexique est la 15ème destination des flux entrants d’IDE. Les flux d’IDE à destination du pays fluctuent fortement en fonction de l’arrivée et du départ de grands groupes internationaux. Après avoir atteint 33 milliards USD en 2015, les flux d’IDE à destination du Mexique se sont réduits en 2016, s’élevant à 26 milliards USD.

Au cours des dernières années, la compétitivité du Mexique a subi le développement du crime organisé et le manque de réformes dans les domaines énergétique et fiscal. La corruption et l’inefficacité de sa bureaucratie constituent également des faiblesses. Cependant, la vague de réforme impulsée en 2014 pourrait améliorer ces carences, le secteur énergétique ayant été ouvert aux compagnies étrangères. Le Mexique prévoit un développement conséquent des infrastructures, notamment aéroportuaires, qui pourrait attirer des investisseurs étrangers. Par ailleurs, l’exploitation des réserves d’hydrocarbures nécessitera 40 milliards USD d’investissements annuels jusqu’en 2019 selon un rapport du FMI. Depuis 2014, le gouvernement cherche également à développer de nouveaux pôles industriels (États du Guerrero, d’Oaxaca et du Chiapas), ce qui pourrait favoriser les IDE. Le climat des affaires s’est détérioré au Mexique, qui est classé 47ème du classement Doing Business 2017 de la Banque mondiale, alors que le pays était 38ème l’année précédente.

Les zones qui concentrent le plus d’investissements étrangers sont les villes frontalières des États-Unis (où se situent les usines de montage), ainsi que la capitale. La péninsule du Yucatan continue à recevoir des investissements étrangers grâce à son attrait touristique. Les secteurs qui reçoivent d’importants investissements étrangers sont les services financiers, l’automobile, l’électronique et l’énergie.

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Sources :

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